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Avant de commencer une nouvelle planche, il vous faut tout d’abord réaliser un story-board d’après un schéma narratif.
Il arrive… dans la profession, que le scénariste réalise au brouillon, des story-boards de son récit. A défaut, c’est le dessinateur qui s’en charge en recevant un découpage par écrit : de vignette en vignette, avec les détails sur les expressions, les mouvements, l’ambiance, le décor et bien entendu les plans cinématographiques à réaliser !
Grâce à ce procédé… les auteurs peuvent concrétiser leur projet avec au final un travail ciselé et précis en accord avec les deux parties.
Dans cette première étape, nous allons réaliser une suite d’une planche tirée d’une série imaginaire et à la narration linéaire, avec une découpe japonaise… genre shôjo comédie, romantique.
Vous avez donc besoin :
D’une demie feuille brouillonne A4 (A5) ; d’une règle ; d’une gomme blanche et d’un crayon HB de type standard.
Figure 1
DSL, j’ai oublié de tailler mon crayon ! ^^
Comme vous pouvez le voir sur la photo (fig.1)… j’ai créé pour ma planche… deux personnages qui figureront dans la scène.
Il est impératif d’avoir déjà un chara-design de chaque protagoniste avant de commencer une nouvelle série.
L’avantage est de connaître assez bien les traits de ses persos. Cela vous facilitera grandement la réalisation de votre première découpe.
Allez zou !
On commence par tracer au crayon à l’aide de la règle… des lignes qui serviront de vignette.
Figure 2
Nous adopterons le sens de la lecture occidentale. Un manga à la française.
Dans un story-board, il est inutile de prendre des mesures exactes ou de réaliser les marges de séparation entre les vignettes.
On trace à l’œil, la découpe de la planche… tout SIM-PLE-MENT.
Ne cherchez pas à détailler quand vous réaliser des story-boards.
N’oubliez pas que nous réalisons le plan au brouillon d’une future planche, ce qui va vous aider à mieux réaliser les plans de vos cases, les mouvements dans l’espace et le décor pour situer le lecteur.
Figure 3
La figure 3 montre à quel point je simplifie mes dessins sur les trois premières vignettes.
Je mets en évidence les expressions de mes personnages afin de faire vivre la scène qui se déroule tout le long de la planche.
J’ai au total 6 cases pour ma page.
Vous pouvez aussi bien en réaliser bien plus… selon votre récit.
Dans un manga, les personnages prennent plus d’importance
que le décor. Vous devez choisir une des vignettes pour
représenter un plan d’ensemble pour situer le lecteur à chaque
scène… c’est très important
Figure
4
N’hésitez pas à sortir votre chara-design pour créer une expression.
Un dessinateur professionnel possède un
dossier de chaque portrait de personnage avec différentes
expressions et postures. Même les couleurs sont déjà réalisées
avec une palette de couleurs qui sert de référence.
Tout est planifié avant la mise en page d’une BD.
Figure
5

Et voilà !
Mon story-board est terminé en l’espace de 10 minutes (montre en main)… j’ai en face de mes yeux, une image globale de ma future planche.
Cela me permet d’avoir déjà un œil critique sur l’ensemble de ma planche et de corriger certains plans, expressions et autres détails pour la bonne compréhension du lecteur.
ATTENTION ! Il faut éviter de surcharger !
Il est primordial d’aérer une planche... en tenant compte de l’espace occupé sans que cela donne un côté compressé et bourrin.
Ne vous sentez pas obligé de remplir tous les
espaces blancs pour faire plus joli. Vous risqueriez d’étouffer
votre planche et de le rendre visuellement moins attractive.
Le mangaka se réserve une première page entière pour réaliser une case d’un panorama sur une ville bien détaillé. Ce qui lui permet au cours des planches suivantes d’apporter qu’un détail ou deux du décor de la ville, sachant qu’il a déjà situé le lecteur dès le départ.
Figure 6
Une fois scanné… vous
avez une idée du trait à adopter pour réaliser
un story-board.
Cela peut être bien plus basique que ça… tant que cela reste visuellement compréhensible.
En lisant la fig.6… vous remarquerez qu’il y a un souci de lecture entre la case 2,3 et 4 lorsque la jeune fille dit : « Monsieur est servi ! ».
La bulle ne respecte pas l’ordre de lecture… c’est pourquoi, je compte au final, insérer cette bulle entre la case 4 et 5 (voir flèche jaune) pour éviter au lecteur de ne pas être perdu lors de la lecture de la planche.
Toutefois, il serait judicieux que la dernière case donne au lecteur, l’envie de connaître la suite de la scène.
Vous devez lui donner à chaque instant, à chaque scène, voir à chaque plan, un élément d'intérêt, d'accrochage ou de compréhension.
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